Le vice-PM Prak Sokhonn : le Cambodge propose trois options pour régler la question de la frontière maritime avec la Thaïlande
AKP Phnom Penh, le 16 septembre 2026 --
Le Cambodge a proposé à la Commission de conciliation établie en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM/UNCLOS) d’aider le Cambodge et la Thaïlande à parvenir à un accord ou à un traité pour délimiter conjointement leur frontière maritime, a déclaré mercredi soir Prak Sokhonn, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
S’exprimant devant des journalistes à l’aéroport international Techo après son retour de Singapour, où il avait participé à la première réunion de la Commission de conciliation de la CNUDM entre le Cambodge et la Thaïlande, Prak Sokhonn a indiqué que le Cambodge avait présenté plusieurs approches pour régler la question de longue date de la frontière maritime.
Le chef de la diplomatie cambodgienne a expliqué que l’initiative de lancer le processus de conciliation visait à établir un mécanisme appelé à remplacer le cadre précédent de règlement des questions de frontière maritime entre les deux pays, établi par le Mémorandum d’entente de 2001 (MoU 2001), que la Thaïlande a dénoncé unilatéralement le 5 mai 2026.
Selon Prak Sokhonn, cette dénonciation unilatérale du MoU 2001 par la Thaïlande a laissé le Cambodge et la Thaïlande sans mécanisme bilatéral pour régler pacifiquement et conformément au droit leur différend relatif à la frontière maritime.
Le vice-Premier ministre a indiqué que le Cambodge avait présenté trois options possibles pour résoudre cette question de longue date. La première consiste à rechercher un accord ou un traité établissant une frontière maritime unique et globale entre les deux pays, fondé sur le droit international et avec l’appui de la Commission de conciliation.
Le Cambodge a proposé de s’inspirer de l’expérience du Timor-Leste et de l’Australie comme modèle possible pour un tel arrangement. « Si un tel accord ou traité peut être conclu, il fournirait un cadre clair permettant aux deux pays de régler leur question de frontière maritime », a déclaré Prak Sokhonn.
La deuxième option serait de recourir au développement conjoint si les deux parties ne parviennent pas immédiatement à s’accorder sur une frontière maritime. Dans ce cadre, le Cambodge et la Thaïlande coopéreraient au développement des ressources offshore et en partageraient équitablement les bénéfices.
Prak Sokhonn a souligné que cette coopération devrait être menée dans un esprit de respect mutuel et de coopération, notamment en ce qui concerne l’exploitation des ressources situées sous les fonds marins. « Le Cambodge propose que la Commission de conciliation aide les deux parties à parvenir à une entente et à conclure un accord pour un partage équitable des bénéfices issus de l’exploitation des ressources des fonds marins », a-t-il dit.
La troisième option consisterait pour la Commission de conciliation à préparer un rapport sur l’ensemble du processus de conciliation et à formuler des recommandations si aucun accord sur la frontière maritime ni aucun arrangement de développement conjoint ne peut être conclu.
Le Cambodge utiliserait ensuite les recommandations de la Commission comme base pour poursuivre les négociations avec la Thaïlande, dans le but de parvenir à une solution équitable et conforme aux obligations des deux pays en tant qu’États parties à l’UNCLOS.
La Commission de conciliation de l’UNCLOS doit tenir sa deuxième réunion avec le Cambodge et la Thaïlande à La Haye, aux Pays-Bas, en octobre, avant plusieurs autres réunions dans le cadre de la poursuite du processus de conciliation.

Par C. Nika





